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Gazette N° 002 - Decembre 2002

Les fouilles archéologiques

Les archéologues accompagnent cette phase de travaux. «A l’annonce des travaux de restructuration du musée Toulouse Lautrec, nous étions conscients que le chantier allait se faire dans un site susceptible de renfermer des vestiges archéologiques», observe Michel BARRERE, archéologue, conservateur du patrimoine, en charge du Départe-ment du Tarn au service régional de l’archéologie. «Ainsi, un certain nombre de sondages et de carottages réalisés durant l’été dans la cour d’honneur laissent espérer la présence de vestiges archéologiques. On sait qu’au Moyen Age, dans le secteur du Palais de la Berbie et de la cathédrale Sainte Cécile, il y avait un groupe épiscopal construit à l’initiative des évêques d’Albi. Il reste de cette époque des vestiges de l’église cathédrale romane dont on peut voir un mur en montant vers le pavillon de la terrasse», explique-t-il. «L’évêché date au moins du 5ème siècle, et l’église primitive est citée au 10ème siècle, mais son emplacement est toujours pour l’heure inconnu».

Les premiers sondages ont permis de mettre à jour des vestiges en rapport avec les diverses étapes d’édification du Palais de la Berbie : un égout qui traverse la cour, des éléments du palais épiscopal médiéval. «On s’attend à trouver des vestiges plus anciens tels des murs et des couches archéologiques antérieurs au XIIIème siècle» poursuit Michel BARRERE. «En fait les fouilles proprement dites permettront d’une part de retracer archéologiquement les phases de la construction du Palais de la Berbie, et d’autre part de répondre à la question, où logeait l’évêque d’Albi et comment se présentait une partie du groupe épiscopal au moyen-âge avant le palais et la cathédrale actuelle ?».

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