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Gazette N° 4 - Décembre 2003

Questions à Michel Bonafous (ETB)


La Gazette : Quel est le rôle d’ETB dans l’organisation du chantier ?
M.Bonafous : Pour un chantier de cette importance, prévoyant des travaux lourds tout en maintenant l’activité du Musée, il faut qu’il y ait une harmonie parfaite entre tous les acteurs impliqués dans le projet, architectes, bureaux d’études, Conservateur du Musée, SEM 81, entreprises etc... Notre rôle est de coordonner le chantier, mais nous ne sommes pas seuls pour mener cette mission. La coordination du chantier a été confiée à deux bureaux d’études dont le rôle est complémentaire : la SCO (Société de Coordination), représentée par son agence de Toulouse, assure la planification du chantier et son ordonnancement tandis que ETB, mandataire du groupement, met en œuvre cette planification et coordonne le travail des entreprises titulaires des marchés de muséographie et des marchés des Monuments Historiques. La mission d’ ETB est de faire respecter le planning défini par un cahier des charges technique complexe établi par les deux maîtres-d’œuvres ainsi que le plan d’ordonnancement des tâches tel que préparé par la SCO.

La Gazette : Quels sont les défis à relever pour votre bureau d’études ?
M.Bonafous : Les défis sont nombreux. Tout d’abord nous déterminons les zones de travaux en concertation avec le Conservateur du Musée et le maître d’œuvre et veillons au respect des délais imposés afin de ne pas perturber le fonctionnement du Musée dont on sait qu’il reste ouvert au public en permanence. Ensuite nous devons organiser le chantier afin que soit respecté ce planning. Rappelons que la première phase des travaux de restructuration du Musée Toulouse-Lautrec est prévue pour se terminer à l’automne 2004. Il nous faut aussi êtres réactifs lorsque des impondérables de chantier apparaissent comme cela a été le cas pour la Tour d’Amboise (on s’est aperçu que ce que l’on pensait être des poteaux n’était qu’un simple mur). Dans ce cas, une étude spécifique doit être lancée pour régler le problème, lequel peut se traduire par un allongement du délai initialement prévu. Notre mission est de recaler un nouveau calendrier. Il faut savoir que des délais non respectés peuvent perturber le fonctionnement du Musée et engendrer des coûts non négligeables. Plus on dérape sur un planning plus des coûts vont s’ajouter.

La Gazette : Qu’elles sont les difficultés particulières d’un chantier aussi complexe ?
M.Bonafous : La grosse difficulté est de garantir, malgré des travaux très lourds, le Musée en fonctionnement. Pour cela, nous devons prévoir des "opérations tiroir" dont les délais de livraison sont impératifs, par exemple : l’accueil du public et la boutique plusieurs fois déplacés le seront à nouveau au mois d’avril 2004. Si la boutique du Musée sera à cette époque installée définitivement par contre l’espace d’accueil du public ne sera que provisoire. D’où l’importance d’anticiper chaque étape d’évolution du chantier pour que le Musée puisse donner l’information nécessaire notamment à ses partenaires touristiques*.

La Gazette : Peut-on parler d’un chantier spécifique pour ETB ?
M.Bonafous : C’est un chantier très spécifique car c’est la première fois qu’est confiée à ETB une mission pour un chantier de cette importance concernant un Monument Historique situé en zone urbaine, avec des travaux très lourds de reprise en sous- œuvre des structures et maintien de l’activité du Musée. Notre tâche est facilitée par le professionnalisme de Demarthieu–Bard, entreprise de gros œuvre, qui assume pleinement ses responsabilités.

(*) L’information concernant les changements dans le circuit du musée est relayée sur le site : www.musee-toulouse-lautrec.com

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